Vrai/faux : Sus aux idées reçues!

Pendant des siècles, le sel a été considéré comme un gage de puissance et un symbole de sagesse. Vénéré dans les sociétés anciennes pour ses pouvoirs bénéfiques pour la santé, le sel est devenu un aliment quotidien servant avant tout à la préparation et à la conservation des aliments. Même si l’usage du sel s’est aujourd’hui banalisé, il n’en reste pas moins des idées reçues qui ont la vie dure ! Une petite mise au point s’impose.

  • « Sel consommé » signifie « sel ingéré ».

    vrai faux

  • Chez une personne en bonne santé, une absorption occasionnelle trop important n’est pas nocive.

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  • Sans sel, point de vie.

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  • Le consommateur adapte ses besoins à son mode de vie.

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  • Le sel est un aliment calorique

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  • Le sel est naturellement iodé et fluoré

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Plus de 50 % du sel utilisé en cuisine par la maîtresse de maison ou par l’industrie agro-alimentaire dans ses fabrications est rejeté avant ingestion. Le sel alimentaire est aussi utilisé pour les applications ménagères (nettoyage des objets, détachage des tissus, etc.), le jardinage (désherbage) ou encore l’hygiène (bains salés)… La moyenne nationale d’ingestion effective de sel est de l’ordre de 7 à 8 grammes par jour et par habitant. Près de 30% de la population ingère 5 grammes et moins. Les principales sources de sel ingéré : le sel naturellement présent dans les aliments (1-2g), le sel restant dans les préparations alimentaires fabriquées par les industries agro-alimentaires (3-4g) et le sel ajouté à la cuisine ou à table (environ 2g).

vrai

En effet l’organisme l’élimine naturellement. Il autorégule, grâce aux reins, son taux de sel en éliminant les surplus par la transpiration, les urines et les selles. Chez les sujets sains, l’organisme, peut réagir normalement aux variations d’ingestion de sel se situant entre 5 et 18 grammes par jour, et ce, sans que la pression artérielle en soit modifiée. Seules centaines pathologies (hypertensions, maladies cardiaques ou rénales, prise simultanée de corticoïdes) impliquent d’envisager une réduction drastique de la consommation de sel.

vrai

On estime à 2 grammes le seuil vital minimum d’apport quotidien en sel. Une insuffisance du capital salin peut entraîner toutes sortes de troubles : insomnies, crampes, pertes de connaissance et déshydratation. Si on ne remédie pas très rapidement à cette carence, elle peut se révéler mortelle. Certaines situations de la vie quotidienne favorisent l’élimination naturelle du sel. D’où l’importance de consommer suffisamment de sel quand on pratique un sport d’endurance, lors d’un effort physique intense ou d’une vague de chaleur. Il en est de même avec les personnes âgées qui perdent le goût du salé et les jeunes enfants qui se déshydratent facilement.

vrai

Selon la dernière étude Cérébos/Sofrès, 83% des Français estiment que le bon dosage du sel dans la préparation ou l’assaisonnement des plats est important. Plus des 2/3 n’éprouvent pas de difficultés à le doser.
Source : Etude Cérébos TNS Sofrès 2008

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Le sel n’a aucune valeur calorique. Pour garder la ligne il suffit de consommer avec discernement les produits auxquels il est associé tels que chips, cacahuètes, frites, fromage, charcuterie…

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Malgré son origine marine, le sel ne contient pas d’iode à des teneurs significatives. En réalité le sel est supplémenté en iode conformément à la recommandation de l’UNICEF. Quant au fluor, il est lui aussi rajouté.